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La Tête Ailleurs (www.lateteailleurs.info) - Vietnam - 2 jours - Les 16 et 17 janvier 2005 Huê, sa citadelle et ses tombeaux impériaux Après un long mais reposant trajet de 11h30 en train de nuit depuis Hanoi, nous voilà arrivés dans la capitale du chapeau conique et la ville des anciens empereurs, où nous passerons deux jours.
Celle-ci, avec ses 350 000 habitants, est constituée de deux parties bien distinctes, la cité impériale et la ville moderne, situées de part et d’autre de la rivière des Parfums traversant la ville. La ville moderne change radicalement d’Hanoi. Etendue, ses rues sont larges, avec peu de circulation. Les immeubles sont récents, plus hauts, plus larges aussi. Les hôtels plus spacieux. Mais à vrai dire, elle n’a pas grand intérêt, à l’exception peut-être d’un ou deux musées, que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Non, l’intérêt de Huê réside plutôt dans la cité impériale ainsi que dans ses environs, avec la rivière des Parfums et les tombeaux impériaux. La citadelle, située au nord-ouest de la rivière, est l’ancienne cité impériale, la dernière encore debout du Vietnam. La visite est payante et se fait généralement en un après-midi. C’est une vraie ville, fortifiée par un mur de 20 m de large pour un périmètre de 10 km, où vivaient les empereurs vietnamiens et leurs suites. Aujourd’hui, 60 000 personnes y vivent encore. A l’intérieur, la cité a malheureusement fortement souffert des bombardements américains, mais de nombreux bâtiments encore debouts ou/et restorés témoignent du prestige de leurs illustres habitants. Mais nous en prendrons encore plus conscience lors de la visite de leurs tombeaux. Ils sont situés de part et d’autre le long de la rivière, c’est pourquoi nous avons décidé de découvrir les deux en même temps lors d’une excursion d’une journée qui nous est revenu relativement chère une fois rajouté le prix d’entrée de chaque tombeau et les motos-taxi pour s’y rendre depuis la berge. Sur la rivière des Parfums, plus un fleuve qu’une rivière en fait, nous croisons de nombreux bateaux chargés de sable, presque jusqu’à en couler. Nous apprendrons ensuite que de nombreuses familles n’ont pour seule ressource que ce sable "pêché" à la main dans le lit du fleuve. Elles ne possèdent que ce petit bateau, sur lequel elles vivent (parfois à 7 ou 8 !) et travaillent. Tout au long de la descente de la rivière, nous accostons pour visiter les fameux tombeaux impériaux. Et notre surprise fut grande lorsque nous découvrîmes la démesure de ceux-ci. Loin d’être de vulgaires tombeaux, chacun est en fait une véritable "ville" dédiée au défunt (mais construite par lui de son vivant) avec ses appartements privés, ses temples, ses pagodes, ses édifices de loisirs, bibliothèques, théatres, cours, portes, bassins, etc… où le souverain venait, avec sa suite, se reposer, puis… y reposer. Les empereurs laissèrent libre court à tous leurs rêves de grandeur, de puissance et de beauté dans la réalisation de ces tombeaux, dont la taille semble apparemment directement proportionnelle à leur ego. Des milliers d’hommes travaillèrent et moururent durant leur construction. Après avoir fait connaissance avec l’histoire vietnamienne et apprécié la douceur du climat de cette région après la fraîcheur du nord, nous nous rendons encore un peu plus au sud, en direction d’Hôi An.
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